DEF005 – D.E.A.S.

Stratégie d’entreprise consistant à remplacer la résolution d’un problème par un parcours d’obstacles psychologiques si complexe que le client finit par abandonner, persuadé que le problème vient de lui. Le D.E.A.S. ne vend pas une solution, il vend l’attente d’une solution qui n’arrivera jamais. C’est l’art de transformer la frustration en modèle économique rentable.

PAC003 – Comment devenir un sociopathe

Parodie de guide pratique assumant fièrement ce que les vrais manuels de « réussite » cachent sous du jargon positif. « Comment devenir un sociopathe – Guide pratique pour réussir en affaires (et en politique) » par J.P. Heartless. Au programme : transformer votre « humanité résiduelle » en avantage compétitif grâce au Protocole de Neutralité Stratégique, ignorer les émotions des autres (des « bugs » non performants), manipuler efficacement, maximiser profits et influence en minimisant l’empathie (« les remords, c’est pour les perdants »), et devenir un « agent à froid opérationnel » en externalisant systématiquement la responsabilité. Quand le système vous apprend à licencier votre conscience, ce n’est pas un mensonge, c’est un « ajustement programmatique ».

PAC002 – La gauche qui sait

Parodie du journal d’une gauche gouvernementale qui assume fièrement de préférer « l’injustice certaine au chaos démocratique ». Au programme : la sagesse de ne pas censurer (tout en garantissant « la stabilité de nos salaires et de nos sièges »), le coût nécessaire de la stabilité (gel des pensions, taxation des malades, « ajustements micro-budgétaires »), et le courrier touchant de Martine qui remercie d’avoir « sauvé la République en laissant passer ce budget qui me ruine ». Quand trahir ses principes devient un acte de sagesse politique mesurée. Anomalie temporelle : ce journal semble réapparaître cycliquement à chaque fois qu’une gauche au pouvoir choisit la « responsabilité » plutôt que ses valeurs.

PAC001 – Les gardiens de l’ordre

Parodie d’un journal corporatiste des forces de l’ordre annonçant fièrement la mise en place d’un « barème officiel » pour mesurer les regards (de 2 à 5 secondes). Avec formation obligatoire au chronométrage oculaire, guide des 127 variations d’outrage, et témoignage poignant d’un « calvaire judiciaire » de 6 mois. Quand la surveillance devient une question de dixièmes de seconde et que regarder quelqu’un devient un délit mesurable au chronomètre professionnel homologué.